30 août 2021

Une salade = un régime? Slada nous prouve le contraire !

Hello ♥

J'espère que tout se passe bien pour vous. On s'habitue à notre vie à trois et on essaye de profiter de chaque instant. J'essaye d'oublier les séquelles psychologiques de l'accouchement mais ça prend énormément de temps.

Enfin bref, parlons positif! Vous savez toutes que, durant ma grossesse, je n'étais pas immunisée contre la toxoplasmose et que je ne voulais prendre aucun risque en consommant des crudités, même si je ne remets pas en doute l'hygiène des établissements. Pour moi, c'était un non catégorique : pas de salade. 

J'avais donc mis en suspens l'invitation pour tester le restaurant Slada situé avenue Henri Jaspar 34 à Saint-Gilles. Maintenant que j'ai accouché, j'ai ENFIN pu me régaler autrement que visuellement.

Et à celles qui pensent encore et toujours que la salade c'est pour le régime je dis NON ! Il y a tellement de combinaisons de salades possibles, d'associations de sucré et de salé. Je suis donc plus que ravie d'avoir découvert Slada qui casse enfin les clichés que certaines peuvent avoir. 

Manger bien dans tous les sens du terme, c'est possible avec une salade, oui oui! En effet, Slada propose des salades signatures mais vous pouvez aussi créer votre propre salade en suivant vos envies. Les combinaisons de salades qui sont proposées chez Slada n'ont pas été réalisées au hasard. Plusieurs chefs se réunissent régulièrement afin de réaliser des salades pleines d'énergie tout en adaptant les ingrédients en fonction des légumes de saison.

J'aime beaucoup le côté "green" de l'établissement. La déco est vraiment top. Slada, soucieux de l'environnement et du zéro déchet, propose également le bol réutilisable au prix de 10 euros qui vous permet de bénéficier de 5% de réduction sur présentation de celui-ci.

Je n'ai jamais autant aimé manger une salade que chez Slada. En général, lorsque je prends une salade dans un resto lambda, je suis vite écœurée. 

Pour cette première expérience, j'ai choisi la salade Crispy César (oui oui c'est halal!). J'ai été complètement séduite et je l'ai clairement dévorée. Tout était parfait : la quantité de sauce, la cuisson de l'œuf et les ingrédients soigneusement choisis. Mon mari a pris la salade Falafel Tahini, tout aussi bonne.

Au niveau des boissons, on est également sur quelque chose d'original: on retrouve pas mal de boissons rafraichissantes à base de thé. 

Il faut savoir que le restaurant est self-service : vous passez votre commande au comptoir et, une fois que celle-ci est prête, vous pouvez l'emporter avec vous ou bien la déguster à l'étage.

C'est également à vous de débarrasser votre table, une bien belle façon d'initier les consommateurs au tri des déchets.

C'est vraiment une découverte intéressante qui change de l'ordinaire. 

Niveau budget, il faut compter entre 10 et 15 euros par salade.

Le restaurant est ouvert du lundi au samedi de 11h à 16h. Et je pense que c'est le seul point négatif d'ailleurs. Je serais bien heureuse de déguster une de leurs fabuleuses salades en soirée! Cependant, rien n'empêche de se faire livrer à la maison puisqu'il est possible de commander en ligne sur les plateformes Ubereats, Takeaway, Deliveroo ou directement sur leur site. Les entreprises peuvent, elles aussi, effectuer une commande pour le personnel.

Vous connaissez Slada ? Vous avez déjà goûté leurs fabuleuses salades ?

A très vite !

18 août 2021

Un mois d'allaitement : mes indispensables ♥

Hello ♥

J'espère que vous allez bien ! Pour nous, tout se passe bien. Comme vous l'avez lu dans mes stories, mon psychologique en a pris un coup et malgré que tout se passe à merveille, el hamdulilah, j'ai encore beaucoup de mal à avancer et à tourner la page. Mes émotions sont comme un yoyo: je peux passer des rires aux larmes en peu de temps... Ma thérapie, outre le fait d'aller chez le psy et quand j'en ai le temps, c'est aussi les réseaux : papoter avec vous, partager notre vécu et écrire sur le blog. C'est pourquoi, j'essaye de passer par ici dès que j'en ai l'occasion.

Déjà 6 semaines que Sélim nous a rejoints et que j'ai cette fabuleuse chance d'allaiter. J'espère bien évidemment que cet allaitement pourra tenir sur la durée car cela crée un lien fort et unique. Si vous avez lu le récit de mon accouchement, vous savez que nous avons vécu une réelle séparation à la naissance de Sélim. Du coup, cela a davantage renforcé mon envie et surtout mon besoin d'allaiter mon fils afin de lui offrir le meilleur. Bon, je ne juge personne évidemment: chaque mère sait ce qui est bon pour son enfant et doit aussi faire ce qui lui convient. Moi, j'ai choisi la voie de l'allaitement et, après six semaines, j'en suis vraiment ravie.

Aujourd'hui, j'avais envie de vous partager des essentiels : les produits que j'utilise au quotidien pour me permettre d'allaiter en toute sérénité. Je vais vous mettre un max de liens afin que vous puissiez retrouver ces produits sur des sites tels qu'amazon ou Newpharma ( mes sites préférés de ces dernières semaines! ).

La fameuse crème Lanoline, c'est vous qui me l'aviez conseillée. J'avais tellement peur d'avoir des crevasses que j'ai pris les devants. Jusqu'à présent, je n'en ai pas souffert mais cela ne m'empêche pas d'utiliser cette crème un jour sur trois afin d'apaiser les mamelons. Mieux vaut prévenir que guérir donc je vous conseille de l'acheter si vous comptez allaiter afin d'en avoir toujours une "au cas où".

AMAZON - NEWPHARMA

Le baume allaitement bio, c'est une vraie pépite. Il apaise les mamelons tout comme la crème lanoline. La différence est que ce baume fond parfaitement sur la peau et je trouve ça tellement plus agréable encore. De plus, il est multifonctions donc vous pouvez l'utiliser simplement pour hydrater votre peau.

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Les coussinets d'allaitement jetables, le must-have lors de vos sorties pour éviter de vous retrouver en mode t-shirt mouillé! Mes débuts d'allaitement étaient dignes d'une vraie vache laitière et, croyez-moi, j'ai vidé une boite de coussinets en très peu de temps ! C'est pourquoi, j'ai décidé d'opter pour une alternative plus écologique...

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Les coussinets d'allaitement lavables me conviennent parfaitement. Je pensais qu'il ne s'agissait que d'un petit bout de tissu et j'ai été agréablement surprise de constater que pour une journée entière, je n'ai pas dû changer de coussinets, contrairement aux jetables qui absorbent comme des couches. On se sent vraiment à l'aise et légère pour toute la journée.

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Le recueil lait est une invention particulièrement appréciable. Vous avez la version de la marque Lansinoh qui est géniale. Lorsque j'allaite d'un sein, je le place sous l'autre sein et les écoulements ne sont donc pas perdus. Vous pourriez être surprises par la quantité de lait qui s'écoule du sein qui n'est pas sollicité. 

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Vous avez également la version de la marque Medela que je trouve géniale aussi puisque vos mamelons restent à l'air. Bon, vous ne pouvez pas recueillir une grande quantité de lait mais c'est pas mal si vous êtes de sortie et que vous n'avez pas l'occasion de vous dénuder et de placer le recueil lait. J'utilise aussi régulièrement cette version de recueil lait lorsque je suis à la maison pour la journée. Au lieu d'utiliser les coussinets d'allaitement qui "étouffent" un peu les mamelons, ce type de recueil lait permet de laisser le mamelon à l'air tout en étant glissé dans votre soutien-gorge.

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Les sachets de conservation sont indispensables pour la conservation de votre lait, au réfrigérateur ou au congélateur. Personnellement, je les utilise lorsque je sais tirer une belle quantité de lait afin de pouvoir le congeler directement. Vous pouvez également utiliser d'autres sachets mais ceux-ci sont adaptés au lait maternel et je les trouve vraiment très pratiques.

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Le tire-lait Medela Freestyle Flex, le meilleur investissement à mes yeux. Ici, il s'agissait d'un cadeau sur notre liste de naissance donc j'avoue qu'il ne m'a rien coûté mais si c'était à refaire, j'opterais immédiatement pour ce petit bijou. Il est super facile d'utilisation, se charge via USB et propose même une application. Je l'ai utilisé des dizaines de fois depuis la naissance de Sélim pour tirer mon lait afin de le congeler, pour que mon mari puisse lui donner un bibi, pour désengorger... Ce tire-lait est hyper pratique et son entretien des plus faciles. Je suis vraiment comblée par cet achat et je vous le conseille vivement.

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Le coussin d'allaitement Doomoo est un indispensable pour éviter de se briser le dos et la nuque. J'avais acheté un coussin basique sur amazon durant la grossesse mais c'est clairement pas le même level. Ce coussin Doomoo est également disponible sur Amazon : cette marque est géniale. Je pose toujours le coussin à mes pieds durant la nuit et, dès que Sélim se réveille, je pose le coussin devant moi ou derrière moi selon mon envie du moment. J'aurais vraiment du mal à faire sans, c'est le must have de l'allaitement !

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Le  brassard d'allaitement Lansinoh est une invention parfaite, surtout pour celles qui ne veulent pas qu'un énorme coussin d'allaitement prenne de la place dans leur intérieur. Ce brassard est génial car il n'est pas trop grand et peut s'utiliser comme un brassard ou même comme coussin ( mon mari l'a adopté comme tel ! ). Quand je n'ai pas envie de trimbaler le big coussin ou lorsque je pars en vacances etc, je le prends avec moi. En plus, je trouve que c'est plus confortable pour le bébé d'être posé sur un coussin aussi doux plutôt que contre nos bras, surtout pour de longues tétées.

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Les coussinets apaisants Lansinoh s'utilisent froids pour soulager les engorgements, les canaux obstrués et les mastites et chauds pour favoriser l'extraction du lait ou la tétée. On pourrait dire que ce sont de simples coolpack mais leur forme s'adapte totalement à la poitrine, ce qui rend l'utilisation vraiment agréable. J'ai eu l'occasion de les utiliser froids et c'est clair qu'ils font immédiatement la différence! Je les adore !

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Voilà donc un petit résumé des produits que j'utilise pour rendre mon allaitement agréable. Je sais qu'il existe aussi des produits basiques compatibles avec l'allaitement mais, à travers cet article, je voulais vraiment vous présenter des articles focus allaitement et vous en donner mon bref avis.

J'ai également testé les coques d'allaitement mais je ne peux pas vous dire que j'ai trouvé ça dingue. Les premiers jours d'allaitement, il est vrai que je les ai utilisées mais je ne les ai pas trouvées incroyables. Elles permettent de soulager le mamelon par le froid mais rien de foufou non plus! En tout cas, ce n'est pas un indispensable à mes yeux. Peut-être avez-vous eu une autre expérience avec? N'hésitez pas à me donner votre retour !

Je sais que beaucoup utilisent aussi des téterelles mais je vous avoue ne pas en avoir eu besoin donc je ne peux pas vous en conseiller.

J'espère sincèrement que cet article vous plaira! Je ne vous ai pas présenté les produits tels que les tisanes d'allaitement et les compléments pour favoriser la lactation ni les fringues spécifiques à l'allaitement mais si cela vous intéresse, je pourrais éventuellement en faire un article par la suite.

Et vous? Quels sont vos indispensables pour votre allaitement? 

Et, d'ailleurs, allaitez-vous ou donnez-vous le biberon?

Merci de m'avoir lue  
A très vite !

31 juil. 2021

✫ Récit de mon accouchement...

Hello ♥

J'espère que vous allez bien et que votre été se passe bien. J'avoue que niveau actualité c'est pas le top: covid, inondations, etc,... Personnellement, j'ai fait une déconnexion totale et je suis clairement dans ma petite bulle, encore et toujours aujourd'hui...

Vous avez suivi ma grossesse sur les réseaux sociaux, qui était vraiment géniale, même si incompatible avec le boulot et les gros efforts. Je pensais que mon accouchement le serait tout autant, à vrai dire je n'y pensais même pas car je ne voulais pas me mettre trop de trucs en tête... Et, finalement, cet accouchement aura été totalement différent de tout ce que je pouvais imaginer... Aujourd'hui, j'ai décidé de vous partager mon récit de l'accouchement. En même temps, je me dis que ça me permettra de me libérer, encore une fois, de ce traumatisme... même si, actuellement, je ne suis pas encore parvenue à tourner la page.

✫ Commençons par le commencement... 

En fin de grossesse, j'ai littéralement cru que j'accoucherais plus tôt : contractions, perte du bouchon muqueux,... D'ailleurs, trois vendredis de suite, j'ai pris des bains ou téléphoné à la maternité car j'ai cru que c'était le moment. Et non, notre petit bout parvenait déjà à nous mener par le bout du nez.

Une fois à terme (40SA en Belgique), on m'annonce que je dois avoir un monitoring un jour sur deux. Entre-temps, je teste encore tout pour accoucher: framboisier, dattes, nettoyage, stimulation de la poitrine...aucune astuce ne permettait le déclenchement! D'ailleurs, je saturais un peu lorsqu'on me donnait un conseil puisque je l'avais déjà essayé et je n'y voyais aucun résultat.. 

Au troisième monitoring, un lundi, la sage-femme m'annonce que je serai déclenchée le lundi à J+11. J'espérais encore que notre loulou arrive avant. Au quatrième monitoring, le mercredi, on me demande si j'ai choisi moi-même la date du lundi car il serait plus judicieux d'être déclenchée le vendredi, soit 2 jours après. J'accepte d'être déclenchée le vendredi, en espérant toujours accoucher avant. Je voulais juste mon petit bébé dans les bras.

Le Jour-J, 6h du matin, on se retrouve donc à l'hôpital. Je me sens vraiment bien, tranquille et détendue. Je sais que quelques heures après, notre bébé serait là. 

La sage-femme lance un premier monitoring. Je fais mes grilles de sudoku, en mode zen. Ensuite, je ressens le besoin de faire pipi...Je me rends donc aux toilettes et là, boum, je perds les eaux. Du coup, j'en rigole avec mon mari car, moi qui rêvais d'un accouchement naturel, je me disais que j'avais quand même bénéficié d'un moment inattendu. La perte des eaux peut ne pas déclencher un accouchement immédiat donc je suis déclenchée comme prévu.

Clairement, je suis en souffrance de ouf. Mon mari me masse le bas du dos mais rien n'y fait. Je souffre à en pleurer (même si je me retiens lol). La sage-femme me propose la péridurale, que j'accepte, car mon col est à 4cm déjà. 

Ensuite, je laisse le temps faire... on me propose de faire des exercices à 4 pattes sur le lit pour faire descendre le petit. Je commence tranquillement mais grosse frayeur parce qu'à chaque contraction, le rythme cardiaque du petit décèlerait. Je commence tout doucement à paniquer mais je ne me rends pas bien compte car ma tête tourne de plus en plus; je me sens super mal et je dis à mon mari: il faut appeler la sage-femme je me sens pas bien du tout. J'appuie plusieurs fois sur le bouton et je me sens partir... Je vois la sage-femme au téléphone qui appelle peut-être du renfort? Je suis mise sous oxygène. Je ne comprends rien et je me dis qu'ils vont peut-être devoir faire une césarienne vu que je ne tiens pas le coup. Je vois 2 sages-femmes entrer dans la pièce, en plus de celle présente, ainsi que ma gynécologue. J'entends en moins d'une minute : " J'ai un col à 5, non à 6." puis une autre SF " On est à 7, 8 là." et finalement ma gynécologue: " on est à dilatation complète". Mon col est passé de 5 à 10 en un rien de temps, il faut arrêter les médicaments. On me propose de pousser déjà mais rien n'y fait, bébé ne descend pas. Je suis littéralement dans le gaz et répète plusieurs fois: "je veux mon bébé, sauvez mon bébé"

Je reste allongée durant deux heures. Pendant ces deux heures, la SF me propose de refaire l'exercice à quatre pattes pour faire descendre le bébé. Je suis en stress total puisque le bruit du monitoring m'a traumatisée juste avant. La SF met en silencieux le son du monito pour que je n'y pense pas.

Après deux heures à dilatation complète, ma gynécologue entre dans la salle avec ses instruments et me dit : "Maintenant, il va falloir tout donner parce que j'ai déjà préparé mes outils pour réaliser une césarienne en urgence. Le petit récupère à chaque fois mais à un certain moment, il ne va plus récupérer."

Dans ma tête, je me dis que je veux absolument mon peau à peau et, si je devais être césarisée, je risquais de ne pas sortir à temps de l'hôpital pour présenter notre fils à ma tante qui est venue spécialement de France pour le rencontrer. Bref, on m'enlève mes monitos, on me montre la chevelure du petit à l'aide d'un miroir.

Là, en moins de dix minutes, j'expulse littéralement le petit jusqu'à entendre "C'est bon. Arrête de pousser maintenant". Là, je comprends, j'entends "on va clamper". Et spontanément, je dis: "Il a le cordon autour du cou?"

19h09, heure de naissance. Le petit est sorti et posé littéralement 5 secondes sur moi. Je pleure mais je ne sais pas si c'est de joie ou d'inquiétude car je sens que quelque chose ne va pas; je ressens le stress autour de moi. Il ne respire pas, il crapote. La pédiatre vérifie à l'aide de son stéthoscope le cœur du petit durant ces cinq interminables secondes et je comprends que quelque chose cloche. Je regarde mon mari et je lui dis : va avec eux. Sauvez mon bébé, je veux mon bébé. 

Pendant plus d'une heure et trente minutes, je ne vois pas mon mari. La gynécologue s'occupe de moi : périnée intact, pas de déchirure/d'épisio...sur le coup, je ne trouve pas trop de quoi m'en réjouir. Je veux voir mon bébé. Est-il en vie? Va-t-il être sauvé?

La gynécologue me propose gentiment d'aller voir où ça en est durant cette heure interminable. Elle revient et me dit que ça a l'air d'aller, qu'il respire. 

Peu de temps après, mon mari entre avec une SF dans la salle d'accouchement. Ils sont tous les deux masqués donc difficile de percevoir les émotions mais je vois leur regard un peu tristes ou fatigués, je ne sais pas dire. Et je m'attends clairement à ce qu'ils m'annoncent que c'est fini, qu'ils n'y sont pas arrivés.

Finalement, ils m'annoncent que le petit doit être transféré vers un autre hôpital, en néonat, parce qu'il a besoin d'une machine pour l'aider. On nous annonce également qu'il aurait peut-être un souci au cœur. Des examens doivent être faits. Tout est encore flou.

Les 2 heures à dilatation complète, sans poche des eaux ainsi que le cordon autour du cou ont causé de grosses difficultés respiratoires à notre loulou. Il a dû être réanimé, recevoir une bonne dose d'oxygène et la pédiatre a dû lui faire passer un petit tuyau pour dégager les résidus de liquide amniotique.

Mon mari me montre enfin des photos de notre fils, prises juste après qu'il ait été réanimé. Il est magnifique mais je ne l'ai toujours pas eu dans les bras ni entendu pleurer.

Avant qu'il ne soit transféré seul en ambulance, la pédiatre me pose le petit dans les bras. Il me regarde et m'observe. Je savoure ce moment et fonds en larmes. Et là, second déchirement car seconde séparation. Après avoir été enlevé de mes mains à la naissance, voilà qu'il doit être transféré sans moi à l'hôpital. Nous avons chacun notre ambulance. Je demande aux médecins de faire attention à ne pas le perdre. J'ai à peine eu le temps de le voir, de le toucher, de le sentir qu'il faut déjà qu'il s'en aille. Puis, vient mon tour d'être emmenée en ambulance. Mon mari, quant à lui, nous rejoint en voiture avec toutes nos valises, le pauvre. On parle de la femme mais on parle peu de l'homme. Je pense qu'aujourd'hui, à travers cet article, je peux vraiment lui rendre hommage. Il a été formidable, de a à z. Il m'a encouragée, m'a aidée durant la poussée, consolée, rassurée. Et, je ne sais par quelle force, il n'a pas craqué. Et Dieu sait à quel point la souffrance psychologique était là. Il me voyait partir, sous oxygène puis notre fils, réanimé. Il a tout vu de a à z mais a gardé la tête haute, pour nous. 

J'avais prévenu mes parents du déclenchement et je me souviens avoir dit plusieurs fois à ma maman : " Je vous appellerai en vidéo après avoir fait les deux heures de peau à peau". Au final, c'est par message que j'ai prévenu mes parents en essayant de ne pas trop les inquiéter et en même temps de les rassurer. Pour eux, c'était aussi très dur moralement d'être dans une attente et surtout une impasse, sachant que les visites ne sont pas autorisées à l'hôpital. 

Avant de partir en ambulance, on me fait le fameux test COVID. D'ailleurs, je n'ai pas trop compris pourquoi le faire dans ces moments-là, alors que je suis vaccinée et que j'ai demandé une chambre solo. Mais, je leur ai clairement dit de me faire ce qu'ils voulaient, que je voulais juste retrouver notre petit Sélim.

Lorsque je suis arrivée dans le second hôpital, j'ai dû patienter un peu avant de pouvoir rendre visite à notre fils en néonat. Il était là, si sage et si calme. J'ai eu beaucoup de chance selon les SF car j'avais encore du colostrum alors qu'un accouchement de ce genre aurait pu compromettre la lactation etc. J'ai tenu bon finalement, instinctivement peut-être pour lui.

Durant la nuit, j'ai pu allaiter le petit pour lui donner ses premières forces. Le lendemain matin, Dieu merci, il sort de la néonat et me rejoint enfin en chambre. Les examens sont bons, son cœur n'a rien. Ce qu'on pensait être une probable malformation était en fait l'oxygène reçu à la naissance qui s'était mis autour du cœur.  

J'ai prévenu quelques personnes de mon accouchement le lendemain mais je n'avais pas le cœur à ça. J'étais terrorisée par l'épreuve de la veille. Pour vous dire, j'avais changé récemment de téléphone et n'avais que quelques numéros; je n'avais même pas envie d'envoyer ce petit message. Moi qui avais déjà réfléchi au petit texte mignon à envoyer, je n'y avais pas le cœur. J'avais du mal à me réjouir.

J'ai décidé de poster un message global sur mes réseaux, en précisant que cela n'a pas été facile car en général les gens posent cette question...Un peu comme le "ça va?" auquel tu ne diras jamais non. Sauf que moi, je ne voulais pas faire un déni et de toute façon, je n'ai pas pu faire autrement. Dès que je racontais notre histoire, je ne pouvais pas m'empêcher de fondre en larmes, même si c'était par écrit. Clairement, il m'est arrivé de ne pas répondre aux messages dans la journée ou même dans la semaine de mes amis ou mes collègues ; je ne réponds qu'aux appels de la famille; bref, je suis dans ma bulle comme je vous l'ai dit plus haut. Mais je remercie de tout cœur les amies qui ont été présentes, à l'écoute et qui sont venues me rendre visite dès que je remontais un peu la pente. C'est dans ce genre d'épreuve, encore une fois, que tu constates qui est là pour toi et qui ne l'est pas.

Aujourd'hui, notre fils se porte bien et bon Dieu que j'en suis heureuse. Malgré tout, je garde de fortes séquelles psychologiques. Toutes ces épreuves et ces émotions traversées en une seule journée m'ont littéralement vidée. Je commence à peine à émerger. C'est comme si je sortais d'une lourde opération et que l'anesthésie faisait encore effet, trois semaines après. Il me faudra beaucoup de temps encore et je le sais. Je sais aussi que beaucoup de femmes traversent bien pire. Mais, chacune a son histoire, son seuil de douleur et sa façon de surmonter les épreuves. J'essaye de me rattacher au positif, de profiter de chaque petit moment et surtout de me focaliser sur mon bien être et ma reconstruction si je peux l'appeler ainsi.

Cet accouchement aura été un véritable traumatisme psychologique, c'est peut-être pour ça que physiquement j'ai été épargnée.

J'ai du mal à regarder la télévision en ce moment : tout ce qui concerne les hôpitaux, les grossesses, les accouchements, le bruit des monitorings,... J'ai peur de l'abandon, de la perte d'un être cher, de revivre ce moment.. Mais je sais qu'il faut aller de l'avant et je suis reconnaissante d'avoir notre petit bout auprès de nous aujourd'hui car la fin de cet article aurait pu être davantage tragique. Heureusement, nous avons été bien entourés au niveau des équipes médicales.

Je me devais de partager ce jour le plus magique et le plus horrible à la fois parce que je vous ai partagé toute ma grossesse. Je ne veux en aucun cas effrayer les futures mamans ni bénéficier de la pitié de votre part mais ça me tenait à cœur de partager ces instants avec vous. Cela vous permettra également de comprendre pourquoi je suis moins présente sur les réseaux sociaux. Peut-être que mon récit ne vous fera ressentir aucune émotion ou tout son contraire, peut-être que vous avez vécu la même situation ou pire, mais nous sommes humains et nous avons le droit de craquer. J'étais tellement fusionnelle avec notre fils durant la grossesse que j'ai senti ce lien se renforcer davantage suite à cette épreuve. Si vous saviez le nombre de fois où j'ai fondu en larmes en regardant notre petit bébé, notre petit guerrier, le fruit de notre amour. Encore aujourd'hui, je ne suis pas rétablie mais je suis tellement épaulée par ma famille, soutenue par mon mari et boostée par notre fils que je fais tout pour aller mieux. Je vous mentirais si je vous disais que je ne suis plus inquiète. La première nuit à la maison, j'étais prête à faire un massage cardiaque à Sélim car je pensais qu'il convulsait mais il avait simplement avalé de travers. J'ai hurlé le nom de mon mari pour qu'il rapplique puis j'ai fondu en larme. Pour pouvoir aller à ma séance de kiné, je laissais le petit seul avec mon mari pour la première fois durant deux heures, j'ai éclaté en sanglots en arrivant chez ma kiné car depuis la séparation pour le transfert l'hôpital ainsi qu'à la naissance, je n'arrive clairement pas à me séparer de lui.

N'hésitez pas à vous faire aider dans ces moments et surtout, zappez les personnes qui ne vous tireront pas vers le haut. La semaine suivant l'accouchement, j'ai eu une séance d'ostéo pour débloquer ma respiration. Je planifie également une probable visite pour un soutien psy ainsi qu'une séance de microkiné. Ce n'est pas honteux de le dire. Ce sont des choses normales dans ces circonstances.

Enfin, je m'arrête ici.

Je ne sais pas si vous arriverez au bout de cet article mais, si c'est le cas, je vous remercie de m'avoir lue. Surtout, prenez soin de vous et sachez qu'une expérience n'est pas une autre. Ne vous imaginez pas trop de plans pour votre accouchement parce que rien n'est entre nos mains dans ces moments-là. 

Merci pour votre bienveillance ! Vous avez été super nombreuses depuis l'accouchement à m'envoyer des messages réconfortants. 💓



A très vite !